Fou du Cochon: "Le cochon est mort! Vive le cochon!"

par David & Alex Atman -

Dans leur petit repère de Kamouraska, Fou du Cochon se tue à faire la meilleure charcuterie qui soit, et ce, depuis 2005. 

Être fou du cochon, c'est l'aimer du museau à la queue. C'est choisir des cochons bios certifiés Ecocert, abattus au Bas-Saint-Laurent. Être fou du cochon, c'est de bichonner sa charcuterie en lui donnant un traitement royal; un affinage de 1 à 5 mois. Vous voulez quoi de plus? Que ça goûte la bonne bête. Ah ouais, c'est une top idée ça! 

Chambrer son cochon

Avant de nous lancer des tranches de charcuterie à la tronche, il faut vous avertir. Le saucisson, c'est comme le fromage, ça se sert chambré. Pour qu'il soit à son meilleur, coupez le en tranches fines et laissez le tempérer une petite demie-heure. Le cochon vous en sera reconnaissant. 

Les grelots des batures

              Ceci n'est pas un Nunchaku.

En réalité, il s'agit d'un chapelet de tites sôcisses. Ces petites boules bienheureuses sont concoctées à base de jambon et d'épaule, mais ce qui les rend vraiment unique, c'est le persil de mer de Kamouraska, une herbe beaucoup plus relevée et robuste que le persil régulier. Ça se sent bien en bouche. (La bouche, c'est ce petit trou en dessourre du nez.)

Coupé en fines lamelles, le gras est fondant, ça suinte. Bien relevé, le persil de mer apporte une touche de verdure et la finale provoque un agréable picotement au fond de la gorge. (La gorge, c'est en arrière de la bouche.)

En petits dés légèrement poilés, il réveillera n'importe quel poisson blanc!

Pensez-y.

Le bâton du berger

Ici on a le classique des sauciflards, relevé simplement de sel et de poivre, avec une touche de muscade. Une telle simplicité lui procure l'élégance et la fierté du berger qui rapatrie, saines et sauves, ses bêtes au bercail. On ne peut pas se lasser d'un tel bâton. Toujours en prévoir un dans sa poche de gauche et le couteau dans celle de droite.

Avec la matraque du berger, on peut dompter n'importe quelles intempéries!

Le bâton aux avelines

Pourquoi les écureuils sont-ils si obsédés par les noisettes?

Et bien c'est parce que ces petits glands créent une dépendance, voilà tout. Qu'on le veuille ou non, les noisettes c'est chouette. En plus, cette noix est bien ancrée dans la tradition charcutière. On retrouve les mêmes saveurs familières que dans le bâton du berger, mais avec le croquant qui provoque une dualité dans les textures de la vie.

Ah, et puis arrêtez de nous balancer aux oreilles que la charcuterie c'est la pire chose de la vie et tout le tralala parce que c'est faux. Tout est bon en modération, surtout quand c'est bio et artisanal. Et plus, y'a même pas de nitrite. 

C'est la bêtise et le malheur qui tuent les gens, pas le cochon. 

Le cochon est mort, vive le cochon!

David & Alex Atman