Robust Porter, Pit Caribou, 6.2%

Dès mon arrivée en Gaspésie, je m'arrête à l'épicerie pour mettre la main sur la Gaspésienne de Pit Caribou. Comme elle n'est pas froide, je la lance dans le congélo du chalet question d'accélérer son refroidissement pendant que je défais les bagages et que je m'affale sur le lit trop confortable pour faire un petit somme qui s'avérera un peu plus long que prévu... À mon réveil embrumé, je fonce au congélo. Merde! La bière a eu le temps de geler un brin. On s'en fout, j'ai trop soif: c'est l'heure de la décapsule. 

D'entrée de jeu, ce style de bière est trop souvent délaissé par les temps qui courent. Pourtant, a une époque c'était l'unique choix offert au pub et personne ne s'en plaignait. On boit beaucoup d'IPA et de Pale Ale, mais on oublie que des bières plus foncés comme les Porter et les Stout sont souvent plus satisfaisante pour calmer la soif. La Gaspésienne est ce genre de bière qu'on aime boire à la pinte. La torréfaction bien présente enrobe la base céréalière riche et crémeuse. Sa pointe sucrée est vite remise à sa place par l'amertume chocolat noir. Le genre de bière qu'il faut redécouvrir et boire plus souvent. Ça change des bières axées sur le houblon. On parle ici d'une bière quatre saisons qui nous réconforte par temps froid et qui étanche notre soif par temps chaud. À boire...

  • Sur le bord de la mer en regardant le soleil descendre.
  • Avec des moules Porter et roquefort.
  • En turlutant comme la Bolduc:

C'est l'histoire d'une Gaspésienne
Oubliée au congélo
Le bas slushé bin dur
Le haut resté bin beau
Je la verse dans mon verre
Liquoreux, c'est un dessert
Un peu comme un sirop
Pas celui des poteaux
Dadine lidou le café doux
Dadine lida du chocolat
Peut-être que vous m'crérez pas
Mais celle là j'la garde pour moi

- Alex Atman