Du gros nouveau chez le Naufrageur! Capacité augmentée + des surprises!

Du gros nouveau chez le Naufrageur! Capacité augmentée + des surprises!

par David Atman - 

Alex a récemment passé un top aprèm avec Louis-Franck Valade, propriétaire et brasseur du Naufrageur, microbrasserie de Carleton-Sur-Mer en Gaspésie.

Voici les tops scoops discutés:

Rénover

Le 2e étage du pub a maintenant sa mezzanine! On pourra y écouter les spectacles haut perchés. Mais c'est pas tout...

« On est en train de se bâtir un chais avec plusieurs tonneaux de différents alcools, différents bois. On va avoir aussi deux foudres de chêne de 1800 litres. »

« Il va en sortir du stock de d’là! » lance Alex.

« C’est pour s’amuser, » lui répond Louis-Franck. « On sait pas ce que ça va donner. On va travailler la dessus, on va faire de la recherche. C’est pour le plaisir. »

Une baie vitrée permet d'admirer la nouvelle salle de brassage, élargie exagérément.

Cet été, en une seule journée d'intensité architecturale, l'équipe du Naufrageur a retiré le toit de la bâtisse avec une grue, a déposé le nouvel équipement à l'intérieur, a remonté les murs et a reposé le toit. Hop là! C'est ainsi qu'ils réussirent à DOUBLER leur capacité de production, histoire de pouvoir fournir le marché québécois au grand complet.

Il faut dire que le Naufrageur envoie un peu de son stock au Nouveau Brunswick, et parfois en Espagne et en France.

« On veut pas non plus pousser là bas, » dit Louis-Franck. « On envoie des palettes de temps en temps, mais c’est pas notre marché. »

Leur priorité demeure toujours le Québec.

#BoireLocal

« Depuis nos débuts, notre objectif c’est d’utiliser des produits québécois, » dit Louis-Franck.

En termes de malt, Le Naufrageur fait affaire avec la Malterie Frontenac et Maltbroue.

« On est à 98% de malt québécois. Le reste, c’est des malt de spécialités qu'on trouve pas ici. »

Le Naufrageur utilise aussi beaucoup de malt biologique, bien qu'ils ne le crient pas sur tous les toits, et bien qu'ils pourraient très bien s'en vanter. 

Pour ce qui est du houblon, le Naufrageur achète pratiquement toute la production des trois houblonnières environnantes:

  • Lupuline, dans le Pontiac

  • L'Amer Nature, à Saint-Marcellin

  • La Ferme du Ruisseau Vert, à Maria

« On est le plus gros acheteur de houblon québécois. »

Expérimenter

« Oui, y’a le houblon québécois, mais ça revient vraiment vers les herbes gaspésiennes. »

On constate une utilisation ingénieuse de plantes indigènes dans leur Série Amérindienne. Ils osent expérimenter avec divers ingrédients du terroir.

Trois recettes ont déjà été développées dans cette lignée. La IPA au thé du Labrador est une invention de Sébastien, l'autre frère Valade. Philippe Gauthier a pour sa part créé la IPA au Myrique Baumier. La Double Blanche à la Tanaisie porte la signature de Louis-Franck. 

Louis-Franck nous dit que le plan initial était de sortir une bière exclusive de cette série par saison, mais l'engouement a tellement été drastique qu'ils n'ont plus le choix de brasser la série à l'année. 

La 4e bière de la série sortira probablement d’un foudre de chêne, nous révèle Louis-Franck. En attendant, le bar nous offre 16 lignes de bon jus, dont quelques brassins expérimentaux. Pour vivre le Naufrageur à fond, vaut mieux aller s'aventurer sur place.

« Le premier client du Naufrageur, c'est nous autres. Notre projet au départ, c'était un projet de chums pour boire de la bière. C'est ça qui est l'fun. C'est qu'on fait des produits pour nous, et les clients embarquent. ... On est pas là pour une business. On est là pour être amateurs de bière à la base. Tant mieux si y'a une business qui a monté autour de ça. »

- David (et Alex itou)