Le tout premier bitter québécois: Lim'Tonik du Lab pour topper ton cocktail

par David Atman -

Grosse nouvelle, bande d'assoiffés!

On revient tout juste live-là d'une soirée fort dévergondée où on s'est tapé quelques cocktails à base d'un tout nouveau bitter du Lab.

Prenez un moment pour apprécier ceci:

Le premier d'une grande lignée de bitters québécois (nous l'espérons) vient de naitre au Lab!

On connait bien le Lab pour leurs avancées coqueteliennes. Lisez d'ailleurs notre appréciation démesurée de leur Tonique Ancestral, sirop faisant référence à l'époque où l'Angleterre occupait toujours l'Inde. Good times.

Depuis, toute une gamme de sirops à cocktails s'est installée sur les tablettes montréalaises.

  • Le BBQ Tropical (notre chouchou) livre une dose agréable de fumée sucrée sur un lit d'ananas. Génial avec du rhum, dans un Bloody, oubedon dans ta salade de fruits. Y'a aussi...
  • Le Gingembre Infernal, avec cayenne.
  • L'Orgeade, à l'amande & la fleur d'oranger.
  • Le Sirop Simple de cane.
  • Le Tiki 1930 nous cannellise la tronche et nous girofle la fastre.

Et à présent, y'a le petit nouveau, version fiole!

le Lim'Tonik.

"Qu'est-ce que c'est que ce truc?" vous allez me dire.

Hé ho. Pas très poli ça.

Mais on vous explique quand même.

le truc

C'est un petit concentré d'alcool composé de trois infusions séparées, (une à la lime, une aux amers, une aux épices), assemblées pour former un puissant liquide à distribuer à même la pipette.

Dans un cocktail, la chose complexifie la gorgée. Dans la bouffe, on voit des saveurs précédemment dissimulées s'épanouir pleinement.

l'histoire historique

Au départ, les bitters étaient des remèdes à tous les maux. Des médicaments de charlatans, si on veut.

Puis avec la sacrée prohibition, les bitters se sont retrouvés en voie de disparition. #tristoire

Pendant longtemps sur le marché (jusqu'en 2004), il ne nous restait que deux bitters, l'Angostura (pour un Ti'Punch) et le Peychaud (pour un bon Old Fashion).

Heureusement pour les épicurieux de ce monde, depuis ce curieux oligopole, cependant, on a bien vu la planète exploser de toutes parts avec des tas de bitters fort originaux, dont la gamme Bittered Sling de Colombie Britannique, et celui-ci du Lab. 

ENFIN, on peut dire qu'on a un bitter québécois! Y'a de quoi être fier, les gens. Faut sauter sur la prochaine petite batch. Fabien Maillard, co-créateur du Lab, nous le suggère même en guise de petit dej:

"J'peux vous le conseiller le matin, deux ou trois gouttes pour bien commencer la journée. Mais pas trop, attention!"

Du point de vue de Gabrielle Panaccio, co-créatrice du Lab, ils ne font que partager ce qu'ils aiment, à la base ayant développé ces produits pour leur propre utilisation. L'important: les matières naturelles et l'authenticité du goût.

Mon frère Alex confirme. Les saveurs y sont. Ce soir, croyez-le ou non, il a même récidivé à plusieurs reprise dans mon verre de Peat Martini pendant que je regardais ailleurs. J'ose le citer:

Le Ardbeg voile et transporte le vermouth dans une autre dimension pendant que le bitter s'élève.

Tu capotes, bro.

Tenons nous aux instructions.

le Peat Martini

  • quelques gouttes d'Ardbeg 10 ans
  • 1 oz de vermonth 
  • 1 oz de vodka
  • 2 traits de bitter Lim'Tonik

Mettre tous les ingrédients dans un verre à mélanger et ajouter de la glace. Remuer pour obtenir la bonne dilution, puis verser dans un verre de type coupette, rincé avec le scotch Ardbeg.

Vous trouverez le Lim'Tonik bientôt au Lab et en épiceries fines.

Le bitter, ça change pas le monde, sauf que quand même pas mal en fait quand on y pense.

Partagez avec nous vos recettes de cocktails avec ou sans sirop / bitters! Mais préférablement avec, s'il vous plait.

- David