Stout Impériale Russe (à l'érable), Dunham, 8,5%

Pour moi les Stouts Impériales, c'est comme la Liste de Schindler. Je sais pertinemment que c'est excellent, mais je ne suis jamais vraiment dans le 'mood' pour m'assoir et me le taper. Faut qu'on me l'impose. Pourtant, un coup parti, je d'viens tout ému et j'ai le gout de changer ma vie.

Cette Stout Impériale est solide. Solide comme la performance de Liam Neeson dans ce flim de Spielberg dont je ne me rappelle plus le nom. Solide, mais pas lourde. Ralph peut se garder le relou.

La potabilité constante de la Brasserie Dunham est... constante. Ici, on combat l'amertume par l'amertume, celle du houblon contre celle du café. Quelle sorte de café? Un Cortado (espresso nappé de lait chaud), et non un Corretto (espresso teinté d'eau-de-vie). Ce n'est pas l'alcool qui domine, mais une chaleur de marc velouté. (Pas Marc comme Mark Ivanir. Marc comme marre.)

Dans cette étable, l'érable se fait petit comme Kingsley. C'est plutôt la mélasse qui nous berce. Mais attention! Le sucre se fait connaitre en texture plutôt qu'en goût. À 83 IBUs, on dirait bien une bonne bouchée de cacao amer équatorien. C'est à dire que ça va à merveille avec du sauciflard aux atokas, entéka (Les Cochons tout ronds).

Laissez moi réitérer. Cette bière est un coup de coeur instantané.

"Avec la Grand Noirceur de Dieu du Ciel!, nous avons au Québec deux Stout Impériales d'une classe à part." - Alex

T'as lu? Elle a la classe. Comme Embeth Davidtz, tsé.

Santé,

David Atman