La journée au champs fut dure aujourd'hui. Il faut dire que la chaleur vous collait déjà à la peau à peine le petit déjeuner terminé, alors imaginez lorsque l'astre était perché au zénith, juste au-dessus de votre chapeau de paille. Perché sur mon échelle, je taillais les plans à l'aveugle. Je dis à l'aveugle, parce qu'avec la sueur salée qui perlait dans mes yeux, je n'y voyais plus rien par moment. J'y allais au toucher rugueux de la tige qui brûlait mes paumes craquelées. Mais je ne m'arrêtais plus à si peu de douleur. J'étais dans un état second que les cueilleurs appellent «l'état de grâce». On dit que lors de la récolte, le polen en suspension vous hypnotise, il vous absorbe en entier. Je croyais que ça n'était que légende, mais maintenant je sais... Ce mélange des champs de la vallée du Yakima vous hypnotise et vous transporte ailleurs; tantôt vous survolez un verger de pêches mûres, tantôt un orangeraie, tantôt une plantation de fruits tropicaux. 

Voilà l'effet que m'a fait la nouvelle Yakima IPA de la Microbrasserie Le Castor. Pour vous dire à quel point je suis ébahit par cette IPA, son côté jus de pamplemousse rose m'a fait pensé à une version mini de la Heady Topper. Elle sera assurément dans mon top 5 des bières de l'année. 

Merci pour le voyage!

Alex Atman